Jean-Claude BARTHEL est né le 17/12/1955 à Clichy, il réside à Villeurbanne.
Il suit une formation de dessinateur industriel, travaille chez Dassault tout en s’exerçant aux arts plastiques.
En 1990 il décide de se consacrer exclusivement à la peinture.
Il expose dans des salons et galeries, dans toute la France, depuis 1980, avec une préférence pour la ville de Lyon.
Que dire de mieux que cet hommage rendu par Michèle PICHON et qui traduit parfaitement à la fois le rendu de sa peinture et l’esprit qui la détermine :

Espaces habités par le vent, course du vent dans laquelle, inexorablement, est entraîné le regard du spectateur: la peinture de Jean- Claude Barthel s’impose d’abord par sa dynamique.

Comment naissent ces rafales, ces souffles véhéments qui font frémir comme des voilures les plages colorées, tracent des lignes qui scient et flagellent l’espace dans une impétueuse chevauchée?

Une gestuelle vigoureuse impulse le mouvement aux éléments graphiques, détermine des directions, ouvre des chemins. Il arrive que l’espace soit traversé de cinglantes blessures de feu. En opposition à cette dynamique violente, immédiatement manifestée, une autre se révèle, plus interne, plus cachée, présente dans l’intimité d’une matière minérale et cristalline que l’artiste anime de vibrations grâce à une technique particulière de glacis où les couches supérieures sont constituées de lignes serrées et ténues, parfois à peine perceptibles. Ainsi des plages de couleur claire marquent un temps d’arrêt dans le mouvement violent, dessinent des aires de silence et de paix dont les vibrations internes et la géométrie hésitante des bords souligne le caractère provisoire.

Porteur de mort et souffle de vie: tel se présente le vent. Il y a bien, dans l’oeuvre de Jean-Claude Barthel, quelque chose de cette action ambivalente: violence destructrice et force tonifiante.

Les mêmes souffles animent les dessins. Les formes géométriques s’assemblent, s’interpénètrent, interagissent de manière à créer des lignes de force qui orientent la composition et lui confèrent une unité dynamique. La couleur, utilisée avec beaucoup de finesse, fait vibrer l’espace intérieur des figures, espace toujours ouvert afin que s’effectuent entre les éléments graphiques ou chromatiques des passages subtils , des mélanges discrets.

Isolées, les formes euclidiennes sont vouées à l’immobilité. L’art de provoquer leur rencontre, allié à celui de la couleur, permet de les mettre en mouvement. Jean-Claude Barthel y parvient avec beaucoup de talent et d’originalité. Son oeuvre nous offre une belle unité de style.

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