Qing

Dynastie des Qing (1644-1911 ap JC)

Les Mandchous s’installent en Chine et se comportent comme des seigneurs destinés à régner sur une population d’esclaves : interdiction de mariages mixtes, ségrégation des Chinois dans les grandes villes, obligation du port de la natte sous peine de mort, création d’enclaves mandchoues dans le Nord et la région de Pékin. Cependant, une rapide évolution adouci le caractère draconien de ces mesures. C’est l’œuvre du grand empereur Kangxi, patron des lettres et des arts chinois (contemporain de louis XIV). Son œuvre s’est accompagnée d’une sinisation de l’aristocratie mandchoue. C’est sous son règne que la civilisation chinoise brille d’un éclat particulier. Au XVIIe siècle, l’occident exerce une grande influence grâce aux missionnaires jésuites. A la fin du règne de Qianlong (1736 – 1796), des troubles intérieurs (insurrections de paysans affiliés à la secte secrète du lotus blanc) et des guerres aux frontières se multiplient.
Révoltes des musulmans au Xinjiang, soulèvements des minorités ethniques dans le Sichuan et à Taiwan, chez les Miaos dans le Sud-Ouest, ainsi que dans le Nord de la Birmanie, au Népal et au Vietnam. Au début du XVIIIe siècle, le sentiment national se développe et entraine la rupture de toute relation avec l’Occident.
A partir de 1757, seul le port de Canton reste ouvert au commerce avec l’étranger. Les firmes étrangères, acheteuses de thé et de soie, supportent avec impatience les restrictions du gouvernement mandchou. Au XIXe siècle, la dynastie mandchoue entre dans une période de déclin. L’économie chinoise, qui utilise une monnaie d’argent, entre en concurrence avec une économie mondiale fondée sur la monnaie d’or. Un conservatisme obstiné, la corruption, l’apparition des négociants européens et de leur opium minent le pouvoir des Mandchous. Les Occidentaux s’étaient mis à pratiquer sur une grande échelle la contrebande de l’opium, denrée produite à bon compte par les Bengalis de la Compagnie britannique des Indes orientales. Malgré l’interdiction chinoise, les Anglais continuent à en faire commerce pour équilibrer le volume croissant de leurs achats. Les incidents se multiplient à Canton entre marchands anglais et fonctionnaires chinois.

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