Dynastie des Ming (1368-1644 ap JC)

Pour la deuxième fois, une insurrection populaire aboutit à la fondation d’une dynastie. L’un des chefs de rebellions, ZhuYuanzhang, est fils d’un paysan. Ce nouvel empereur, qui prend le nom de Hongwu, entreprend une œuvre gigantesque de reconstruction économique : reboisement, remise en valeur des terres, irrigation. Renommée pour ses porcelaines, la dynastie des Ming bâtit la Cité interdite de Pékin, un palais impérial de 9 999 pièces en bois précieux du Yunnan. Le grand règne de Yongle, le troisième empereur Ming, est marqué par l’expansion militaire (occupation du Vietnam en 1421). Yongle relève la Grande Muraille et lui donne son aspect actuel. De grands voyages maritimes sont organisés sous la conduite d’eunuques (puissants au palais) dont le plus célèbre est le musulman Zheng He, dépêchant de grandes flottes marchandes qui nouent des contacts et explorent tous les ports de la mer du Sud jusqu’aux cotes de l’Inde et de l’Afrique orientale.
Mais, au milieu du XVe siècle, les nomades repassent à l’attaque. Une autre menace grave vient de la piraterie d’origine japonaise qui sévit sur les cotes depuis Shanghai jusqu’à Canton et l’ile de Hainan. En 1557, Macao est mise à la disposition des Portugais en remerciement de leurs efforts contre la piraterie (de nombreux Chinois se sont joints aux japonais). L’empereur fut obligé d’interdire toutes les communications maritimes. Il s’ensuivit une coupure volontaire avec le monde extérieur. Les Jurgen du Jehol (Mongolie orientale) empiètent sur la Mandchourie (vielle terre de colonisation chinoise et verrou de l’empire au Nord-Est), et prennent le nom de Mandchous en 1635.

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